samedi 14 octobre 2017

Le kiosque du château de Berg / Kiosk im Park von Schloß Berg


in Kreuzer, Friedrich R.: Unser Bayernland in Wort und Bild, ein Denkmal für König Ludwig II., Leipzig ; München, [1900], p.197

A l´automne 1868, Louis II de Bavière avait commandé à Franz von Seitz un pavillon mauresque pour son jardin d´hiver sur le toit de la Résidence de Munich. Il n´y fut finalement pas installé. Le Roi ordonna ensuite qu´on le construise dans le jardin du château de Berg.

On le retrouve  ensuite dans la cour des Maisons des Princes de la Schellingstrasse (Fürstenhaüser Schelllingstrasse 83-93), un  renseignement mentionné dans le livre München und die Münchener: Leute. Dinge. Sitten. Winke., Karlsruhe, 1905, p.96.

Puis, il fut vendu à la ville de Strasbourg qui l´installa dans le Parc de l´Orangerie-Des photos et des cartes postales (cliquer sur lien pour les voir) attestent en tout cas bien de sa présence dans le Parc de l´Orangerie de Strasbourg., où on le laisse se détériorer. Il y sera finalement démoli en 1930.

vendredi 13 octobre 2017

La Walkyrie dans les chromos Liebig

Hundinghalle

Siegmund und Sieglinde

Fricka's Name

Sigmund's Tod


Wotan's Abschied

La série Liebig Richard Wagner's Walküre date de 1893

Elégies royales. Ruines d'un château. Un poème de Dauphin Meunier.


Lebschée, Karl August: Füssen, Burgruine Falkenstein von Norden

ÉLÉGIES ROYALES 
RUINES D'UN CHATEAU 

Quand le vent du soir siffle aux trous des chantepleures,
Qu'une voie parle d'Autrefois: à ce murmure 
L'ombre des longs couloirs bat les murs et s'épeure 
Du pas d'un revenant lourd d'antiques armures. 

Il monte à la plus haute tour, d'où ton oeil plonge 
Si loin qu'il obscurcit les plaines et qu'aux bois 
Pas un éveil d'oiseau ne trouble d'une voix 
Cette nuit que l'aurore incertaine prolonge. 

Tel, il se remémore un jour que pour toujours 
Une âme dans son âme, hélas! s'étant levée, 
Il connut l'abandon de la Reine rêvée 
Après qui ne sont plus de possibles amours. 

Tel il s'attriste, pauvre Roi, pauvre moi-même!
Car de mon coeur ainsi ton coeur s'en est allé,
Et c'est peu que ta voix ait parfois rappelé 
Notre amour revenant des ruines suprêmes. 

Voix trop fidèle aux lèvres de mes chantepleures, 
Ne parle d'autrefois que d'un faible murmure 
Pour qu'éveillant mon coeur, ta plainte ne l'épeure 
De souvenirs sonores comme des armures ! 

Dauphin MEUNIER. 





Dauphin MEUNIER, un historien et un poète aujourd'hui oublié

Né à Pontarlier, le 1er janvier 1868, décédé en 1927. Poète et littérateur, a publié : A Trépas; L'Heure en exil; Élégies royales; Bréviaire pour nos Dames; a collaboré à la Revue hebdomadaire, à la Revue pour les jeunes Filles, à la Quinzaine. Ses études sur Lady Anne Boïleyn et les lettres de Sophie Le Monnier et de Mirabeau l'avaient placé de son vivant au premier rang des critiques d'histoire.

Ses Elégies royales (Librairie de l'Art indépendant, 88p.) se déroulent à Versailles, un recueil de poèmes d'une grande qualité que les  les initiés du symbolisme pourront apprécier à leur juste valeur.

A propos de ce post

J'ai librement associé ce recueil avec la personne du roi Louis II de Bavière, qui avait l'amour de Versailles et s'en est largement inspiré pour ces propres réalisations. Dans le poème Ruines d'un château, il est question d'un Roi qui connut l'abandon de la Reine rêvée après qui ne sont plus de possibles amours, d'un Roi qui monte à la plus haute tour, d'où l'on voit de vastes paysages. Un bref moment, j'ai pensé à l'impossible mariage du Roi sans Reine puis l'ai vu le roi demander à son laquais la clé de la tour de Neuschwanstein.... 

jeudi 12 octobre 2017

Louis II et la prophétie de Nostradamus: 1886- la fin du monde, la fin d'un monde.



Coupure de presse de The Manawatu Standard, vol. XII, n°1741, du 23 juin 1886


Dans The tragedy of a throne, la biographie de Louis II publiée par la Princesse Radziwill sous le pseudonyme d'Hildegarde Ebenthal, la Princesse rapporte qu'on disait que, sur son lit de mort,  le roi Maximilien II aurait chuchoté ce quatrain des Centuries de Nostradamus à l'oreille de son fils aîné le Prince Louis, héritier du trône. La prophétie prenait encore davantage de signification pour les Rois de Bavière qui étaient Grand Maîtres de l'ordre de Saint-Georges. Voici le début du chapitre 3 de ce livre (pp.18 et 19):

ON the 10th of March, 1864, Maximihan II. of Bavaria breathed his last somewhat unexpectedly, that is to say, without any warning other than that afforded by his usual state of ill-health. During the short hours of the death struggle, he had time to bless his eldest son and successor and to wish, so it is said, that he might die as peacefully as himself, but recalling at the same time an old prophecy of Nostradamus which, for reasons I have not been able to ascertain, had been somehow associated with the destinies of the House of Wittelsbach. This prediction, curious in view of what was to occur later, ran thus : 

 " Quand le Vendredi Saint tombera sur le jour de Saint George, Paques sur le jour de Saint Marc, et la Fete Dieu sur le jour de Saint Jean, tout le Monde pleurera." 

 St. George was considered the patron saint of Bavaria, and the quaint saying just quoted had pre- occupied the minds of many superstitious people in that country. King Maximilian had not escaped its influence, and remembered it, as we have seen, when on his death bed, whilst Ludwig II. was haunted by it throughout his short existence, and told several persons that he believed it to be associated with his reign, and that he had been most painfully affected in finding that his father, too, had spoken about it in his last hours. 

Louis II en chevalier de l'ordre de Saint-Georges

Selon la Princesse, Louis II aurait été hanté par cette prophétie qui annonçait la fin du monde pour 1886, l'année où le Vendredi Saint tombait le jour de la Saint Georges..., et qui connut la fin tragique de son monde.




Louis II de Bavière. Reproduction d'un pastel d'Henry de Groux


Avis de recherche: cherche une meilleure reproduction photographique de ce pastel d'Henry de Groux